Dans la prochaine Lettre…

Autonomie et sage-femme

par Henny JONKERS

Vaste sujet abordé lors de l’excellent colloque de l’ANSFL le 25 mars cette année.

L’autonomie d’une profession est définie différemment selon l’angle par lequel nous l’abordons.
D’un point de vue légal, dans chaque pays des textes définissent les contours de la formation, des compétences et décrivent les lieux et modes d’exercice des sages-femmes.

Sur le plan international, l’ICM, la Confédération Internationale des Sages-femmes définit la profession en tenant compte de l’enregistrement des diplômes.

Définition internationale de la sage-femme de l’ICM

Une sage-femme est une personne :
– qui a réussi un programme de formation des sages-femmes dûment reconnu dans le pays où il est enseigné et qui est basé sur les compétences essentielles pour la pratique de base du métier de sage-femme de l’ICM et le cadre des normes globales pour la formation des sages-femmes de l’ICM
– qui a obtenu les diplômes requis pour être enregistrée et/ou avoir le droit d’exercer légalement la profession de sage-femme et d’utiliser le titre de “sage-femme” ; et démontre la maîtrise des compétences du métier de sage-femme.

L’envergure de la pratique de sage-femme :
– La sage-femme est une personne professionnelle et responsable qui travaille conjointement avec les femmes pour leur donner un appui essentiel, ainsi que des conseils et des soins nécessaires au cours de la grossesse, lors de l’accouchement et dans la période post-partum. Elle doit être en mesure de prendre toute responsabilité lors d’un accouchement, et de prodiguer les soins nécessaires au nouveau-né et au nourrisson. Ces soins incluent des mesures préventives, la promotion de l’accouchement normal, le dépistage des signes de complications, tant chez la mère que chez le bébé, le recours à l’assistance médicale ou à une assistance d’un autre ordre en cas de besoin, et l’exécution de mesures d’urgence.
– La sage-femme joue un rôle important comme conseillère en matière de santé et d’éducation, non seulement pour les femmes mais aussi au sein de la famille et de la communauté. Son travail devrait comprendre l’éducation prénatale et la préparation au rôle de parent ; son intervention peut aussi s’étendre à la santé maternelle, à la santé sexuelle ou reproductive et aux soins aux enfants.
– La pratique de sage-femme peut être exercée dans tous les endroits, y compris à domicile, dans la communauté, en milieu hospitalier ou en clinique, et dans les unités sanitaires.

Révisé le 15 juin 2011 à la réunion du Conseil de Durban.
Prochaine révision prévue en 2017.

Chaque pays définit comment, une fois formée, la sage-femme peut exercer son art et lui attribue sa part d’autonomie.
Quand on regarde les textes dans d’autres pays francophones…

La suite est à lire dans la Lettre 114, à paraître prochainement