Les étudiant.e.s sages-femmes mobilisé.e.s demandent à être reconnu.e.s

Alors que la France est confinée en raison de la pandémie due au SRAS-CoV-2, les étudiant.e.s sages-femmes sont pour la plupart, présent.e.s sur le terrain, notamment en milieu hospitalier et autres secteurs de soins. Dans l’objectif d’acquisition de leurs compétences, ils.elles sont volontaires
aux côtés des professionnels pour contribuer à maintenir un excellent niveau de qualité des prises en charge des femmes et nouveau-nés.

C’est pourquoi, lorsque les stages doivent être poursuivis, en tenant compte du contexte localet du niveau d’étude, l’ANESF et les instances professionnelles souhaitent rappeler les modalités essentielles à l’organisation des stages dans les meilleures conditions :
– Le stage doit être cadré par une convention, signée par l’établissement d’accueil, l’étudiant.e ainsi la direction de la structure de formation. La validation du stage s’effectue grâce à l’acquisition de connaissances et de compétences pratiques, atteignables dans cette situation.
– L’étudiant.e doit être encadré.e pendant l’intégralité de son stage,
– Les conditions de sécurité sanitaire recommandées doivent s’appliquer pour l’étudiant.e, comme pour les autres professionnels.
– Les étudiant.e.s présentant des comorbidités ou étant confiné.e.s avec des personnes présentant des facteurs de risques au SRAS-CoV-2 ne doivent pas être pénalisé.e.s par leur impossibilité à se rendre en stage en cette période. Des modalités de rattrapages ou des alternatives au stage en présentiel doivent être proposées à ces étudiant.e.s.

Tout stage qui ne respecterait pas ces modalités pédagogiques et sanitaires se doit d’être suspendu en cette période. La réalisation de vacations ou de missions de volontariats réalisées par les étudiant.e.s sages-femmes désirant venir en aide aux équipes de soin sur le terrain
doit elle aussi bénéficier d’une valorisation pédagogique.

La situation sanitaire actuelle ne doit pénaliser aucun.e étudiant.e dans sa formation, l’obtention de son diplôme, où l’accès à son premier emploi.

Il est nécessaire de reconnaître pleinement et financièrement la mobilisation des étudiant.e.s sages-femmes. En tant que futur.e.s professionnel.le.s, ayant le statut d’agent public hospitalier dans le cadre de leurs stages, volontariats ou vacations, les étudiant.e.s sages-femmes doivent bénéficier des primes exceptionnelles ainsi que du paiement majoré de leurs heures supplémentaires, comme annoncé par le gouvernement le 15 avril dernier, au même titre que tou.te.s les professionnel.le.s hospitalier.e.s.

L’ANESF ainsi que les instances professionnelles veillent à la santé et au respect des droits des étudiant.e.s sages-femmes, et participeront aux concertations post-COVID-19, avec pour objectif de revaloriser le statut d’étudiant, la profession et leurs rémunérations.