Rapport d’étude sur la qualité des soins prodigués en Maison de naissance en France

Publication du Rapport d’étude sur la qualité des soins prodigués en Maison de naissance en France.
Auteurs : Anne Chantry, en concertation avec Priscille Sauvegrain et Ingele Roelens, chercheuses sages-femmes à l’INSERM.

Le 29 novembre à 12h, au Sénat, aura lieu la présentation officielle du Rapport d’évaluation sur la qualité des soins prodigués en Maison de naissance.
Ce travail, réalisé par les sages-femmes chercheuses de l’INSERM, porte sur 649 accouchements réalisés en Maison de naissance depuis 2016.
Il s’agit là de la première évaluation médicale, en France sur le sujet. Elle sera assortie d’une annexe pour les résultats de chaque maison de naissance

Dans un deuxième temps, une publication internationale devrait suivre, qui, au delà de la satisfaction de contribuer au déploiement des MDN en France, viendra récompenser et faire reconnaitre l’important travail de recherche effectué bénévolement par ces chercheuses.

Dès la publication de cette étude, le Collectif des Maisons de naissance, qui regroupe les huit maisons de naissance en activité dans l’expérimentation nationale, proposeront leur propre modèle économique. Olivia Plaisant de la MDN le Temps de Naitre, en Guadeloupe, a réalisé un important travail d’analyse des coûts dans les huit maisons de naissance, et un travail de comparaison avec les coûts structure hospitalière, publique et privée. Il a été validé par le Collectif. Ce modèle prouve que le coût de l’accouchement en Maison de naissance, tout en garantissant un revenu décent aux sages-femmes qui y exercent, reste inférieur au coût de l’accouchement en structure hospitalière, dans le cadre de l’accouchement voie basse non instrumental.

L’année qui vient est cruciale pour l’avenir des Maisons de naissance puisque la date de fin d’expérimentation est à l’automne 2020. Elle sera une année de mobilisation et de sensibilisation, auprès des instances autant que des personnalités politiques locales et nationales, afin que ces années d’expérimentation débouchent enfin sur la pérennisation des maisons de naissance en France.