La sage-femme au centre du parcours de soin des femmes : un enjeu de sécurité et d’efficience !
« L’efficience ne repose pas sur la dilution des compétences, mais sur leur mobilisation au bon niveau, au bon moment ».
Cela semble la seule phrase à conserver du dernier communiqué de l’UFML qui évoque les différentes problématiques de la santé génésique en désignant une unique coupable : la sage-femme !
Qu’il s’agisse de la hausse des taux de mortalité périnatale ou du retard de diagnostic de l’endométriose, ne cherchez pas d’autre cause que l’existence de notre profession.
Ces allégations ne reposent sur rien d’autre que la conviction de nos confrères. Ils omettent au passage que nous sommes une profession médicale, et que si notre travail est effectivement axé sur la physiologie, cet abord nous amène à réorienter- plus ou moins difficilement faute de rendez-vous disponibles– des patientes nécessitant l’ expertise d’un gynécologue.
Rappelons par ailleurs que selon les statistiques de la CNAM (2023) seuls 29.4 % des gynécologues médicaux exercent en secteur 1.
Le rapport périnatalité du CNSF qui les irrite tant n’énonce pourtant que des évidences. Pour tout ce qui est prévention et accompagnement de la santé génésique, les sages-femmes répondent présentes ; plus nombreuses, mieux réparties sur le territoire, sans dépassement d’honoraire, elles sont une porte d’entrée accessible du parcours de soin. Il ne s’agit pas de séquestrer mais d’accueillir, accompagner et orienter si nécessaire.
La santé des femmes et des familles mérite mieux qu’une bataille rangée entre deux compétences et, osons le dire, deux expertises !
Contacts:
Eliette BRUNEAU +33 7 49 57 58 25